Depuis août 2020, l’embauche d’un jeune âgé de moins de 26 ans ouvre droit pour l’employeur à une aide de l’État de 1 000 euros par trimestre pendant un an (soit 4 000 euros par embauche). Cette aide restera en vigueur jusqu’au 31 janvier 2021 (sauf prolongation).

Elle concerne les contrats à durée déterminée et les contrats à durée indéterminée d’au moins trois mois.

Le ministère a apporté diverses précisions pratiques sur la mesure.

  • Pour bénéficier de l’aide, la rémunération brute mensuelle du salarié doit être inférieure ou égale à deux fois le smic (3 078,90 euros) pour 151,67 heures de travail par mois. Cette condition s’apprécie sur la base de la rémunération définie dans le contrat de travail. Elle ne tient pas compte d’éventuelles primes, non connues au moment de la demande (prime de fin d’année, prime de performance). Elle ne tient également pas compte d’une augmentation en cours de contrat de la rémunération au-delà de deux fois le smic.
  • Il est possible de bénéficier de l’aide pour l’embauche d’un jeune à l’issue de son contrat d’apprentissage ou de professionnalisation (en CDI ou CDD d’au moins trois mois), voire d’un stage, la condition d’âge étant appréciée à la date de conclusion du contrat de travail.
  • En cas de reprise d’un fonds de commerce, le repreneur continue de percevoir l’aide trimestrielle due au titre des embauches effectuées par l’ancien exploitant.
  • Les périodes d’activité d’activité partielle ou d’activité partielle de longue durée (APLD) n’ouvrent pas droit au versement de l’aide.
  • Aucune aide n’est versée lorsque le contrat de travail est rompu au cours des trois premiers mois, y compris lorsque la rupture résulte de l’initiative du salarié.
  • L’employeur ne peut pas cumuler l’aide à l’embauche des jeunes avec une autre aide de l’État à l’insertion, à l’accès ou au retour à l’emploi. Le cumul est en revanche possible avec les aides des collectivités territoriales, les aides de l’Agefiph ou de Pôle Emploi (AFPR…).
  • La demande d’aide doit être effectuée sur le site « SYLaé » (sylae.asp-public.fr), site dédié à la gestion des contrats aidés et qui transmet les informations à l’Agence de service et de paiement (ASP) chargée du versement de l’aide.